24/11/2014

Bien à gauche... mais maladroite !

 

Je n'ai ni vocation, ni envie de défendre Mme De Haller dans ce qu'il convient d'appeler « l'affaire de l'appartement », je me pose simplement différentes questions concernant cette attribution.

Il est évident que je pars du postulat que sa candidature a été retenue parce qu'elle répondait aux critères ; sinon ce blog serait tout bonnement inutile et l'affaire purement scandaleuse.

Justement, quelles sont ces conditions d'attribution : un vote réunissant tous les représentants des partis au Conseil Municipal et des représentants du Conseil Administratif valide le choix du lauréat. Il y a donc une décision prise par un collège de partis et non un cadeau fait entre camarades. C'est donc un consensus et non des pressions qui ont conduit à cette décision.

De plus, certains éléments sont déterminants, notamment habiter sur la Commune, le taux d'occupation de l'appartement et la situation d'urgence. Sur ce dernier point, il y a lieu de s'étonner : Mme De Haller et son mari n'étant pas des citoyens lambdas, et le salaire connu du ménage n'étant pas des plus précaires, on est en droit de penser qu'il y avait peut-être une chance pour eux de trouver assez rapidement un logement sans être à la rue (cette affaire en est d'ailleurs l'éclatante preuve).

Ce qui me trouble le plus, c'est que je n'arrive pas à croire que d'autres candidatures n'aient pas « passé la rampe ». Le couple De Haller était-il vraiment le meilleur dossier ? Et si oui, comment est-il possible qu'entre le moment où leur dossier a été déposé et le moment où la réponse positive a été donnée, il ne se soit passé que deux petits jours ? Alors que certains traitements durent des mois, que des citoyens n'en peuvent plus d'attendre, et d'attendre encore.

Quid de ce délai si bref ? Quelqu'un a-t-il « conseillé » au couple De Haller de déposer son dossier ? Qui et pour quelles raisons ? Ont-ils eu l'assurance en le déposant que la requête serait positive ? Si oui, par qui ?

Tant de questions qui me rongent en tant que citoyen, d'abord. Et en tant que camarade d'autre part, car que l'on le veuille ou non, comme lors de l'affaire de l'appartement de Mark Muller en son temps, l'affaire est politique. Parce qu'elle est et sera exploitée à des fins politiques.

Comment, dans la position de Mme De Haller peut-on espérer une seconde que cela ne s'ébruitera pas ? Comment, avec un tant soit peu de conscience du monde médiatico-politique actuel a-t-on encore la naïveté de penser que les citoyens trouveront cela normal ? Quand bien même, dans ce cas comme dans le cas de Mark Muller aucune loi n'a été contournée.

C'est pourquoi, la seule issue possible à mes yeux est que le couple De Haller renonce à cette attribution.

 

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18:22 Publié dans Genève, Logement, Social | Tags : genève, de haller, appartement | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |