08/06/2018

Distribution de bons poings.

Le terrorisme intellectuel de certains petits marquis de la culture me navre. Rien ne justifie un lynchage. Ce que semblent oublier ces adeptes du respect humain à la géométrie variable. Pratiquer la censure par intimidation en taxant de fascisme celui qui ose exprimer son opinion. Vouloir faire taire. Répondre au raccourci par le raccourci, mettre à mort sur les réseaux sociaux et se fendre d'une belle lettre de Tartuffe, faite de morale et de leçons de déontologie.
 
Qui sont-ils ces "chiens" d'une meute trop empressée à déchiqueter l'idole, l'enfant gâté du reportage, qui a commis le faux-pas qui lui vaut cette exécution ? Un comité de salut public, celui du cinéma suisse sans doute, ou en tous les cas auto-proclamé puisque y figurent davantage de ce que notre cinéma compte d'anonymes plutôt que de personnes représentatives; les fameuses hyènes qui se repaissent du sang du buzz. 
 
En préambule, se draper dans une dignité de pacotille en prévenant ne pas commenter les opinions politiques de Melgar, pousser jusqu'à prétendre ne pas faire partager les leurs, puis dans un simulacre de plaidoirie, telle la Reine de Coeur chez Alice (lui qui est déjà coupable d'être "renommé" et de jouir "d'une forte attention dans le paysage médiatique"), le rendre responsable de "mettre en danger un groupe de personnes vulnérables" (inversion classique des problèmes, puisque ce ne sont plus les habitants d'un quartier ou les enfants d'une école qui seraient en danger, mais de présumés dealers), enfin l'accuser d'exacerber la xénophobie et la stigmatisation raciale. Définitivement, l'homme doit être abattu.
 
La lâcheté collective de tous ces "amis", collègues, amateurs du 7ème art, davantage prompts à en remettre une couche en hurlant avec les loups, mais qui oublient d'adresser leur lettre ouverte (sic) au principal intéressé. L'attitude supérieure de ceux qui savent et qui reprochent des "faits non avérés et mal documentés" mais qui, fermant les yeux sur le deal de rue pendant des décennies, au prétexte de la complexité du monde et de l'immense privilège de vivre dans un pays riche, n'ont pas considéré utile de se poser des questions. La malsaine facilité d'apposer son nom au bas d'une condamnation plutôt que d'entrer les yeux dans les yeux dans un débat, d'oser le dialogue avec le "vilain" pour lui exprimer son malaise, voire son dégoût.
 
Mais il faudrait pour cela avoir l'envie de la grâce. 

22:48 Publié dans Air du temps, Culture, Humeur, Social | Tags : melgar, réseaux sociaux, lynchage | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | |

08/01/2018

Chacun son job !

En 2017, j'ai rédigé exactement 283 postulations. Soit en réponse à des offres d'emploi, soit par candidature spontanée. Je n'ai obtenu que 7 réponses. Sept ! En un an ! Toutes négatives, et pas la moindre proposition d'entretien. J'ai heureusement de l'expérience, un moral, et des compétences qui me valent de travailler régulièrement. Des petits mandats, mais fréquents, et renouvelés. Preuve que je suis efficace, fiable, apprécié. 

Par ailleurs, je sais (pour l'avoir soumis à différents experts en la matière) que mon CV est bon, tant dans sa présentation que dans son contenu, et que mes lettres de motivation sont irréprochables.

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09:20 Publié dans Emploi, Humeur, Social | Tags : office cantonal de l'emploi, chômage, employeurs, travail | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | |

18/08/2017

... et sans reproche !

(à tous ces "amis-qui-nous-veulent-du-bien")

le jocrisse de la pensée
le tartuffe de la morale 
le cul-bénit corporatiste 
le sert-la-soupe-cléricale
le petit-bourgeois décalé
le lapideur au clavier
le lanceur de fatwa du net
l’imposteur postillonnant
et leur petit refrain :
t’aurais dû, 
c’est pas bien,
tu as beaucoup déçu
la balance sans mesure le mouton de la purge le bigot du dimanche le fat qui donne le la le bourreau écoeure la petite niaise de province la bébête qui honte l’en-rumeur contagieux et leur petit refrain : t’aurais dû, c’est pas bien, tu as beaucoup déçu
l’indic à tort le benêt d'âme le mâle alpha bêta le fanfaron municipal la cruche "allo" le dadais ronron la gourde sans fond l’oie qui marche à son pas et leur petit refrain : t’aurais dû, c’est pas bien, tu as beaucoup déçu
le simplet blanc comme neige la vierge effarouchée qui "like-a-virgin" le sot si sot du pays le cabotin mondain le cagot au long cours le censeur pour l’échafaud le fourbe de croissance le grand chic pharisien
et le petit refrain:
t’aurais dû, 
c’est pas bien,
tu as beaucoup déçu

t’aurais dû,
c’est pas bien, tu nous as bien déçu
(Stéphane Guex-Pierre, le 18 août 2017)

23:16 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |