18/10/2015

Abstention, piège à ...

À chaque fin de période électorale, j'ai la même pensée pour toute cette catégorie de la population qui se fourvoie.


Je veux parler des abstentionnistes.


Ceux qui le sont par circonstance. Simplement parce qu'ils ont tardé à remplir leur bulletin, puis passé le délai pour le poster, et eu la flemme enfin de se réveiller suffisamment tôt un dimanche pour faire leur devoir citoyen. Ceux-là, je ne fais que leur en vouloir d'avoir si bêtement loupé un acte aussi important.


Ceux qui disent "n'y rien comprendre". Tant de moyens sont aujourd’hui offerts, il n'est pas nécessaire d'être politologue pour appréhender les enjeux d'une votation et d'en cerner l'objet. Excuses irrecevables.


Mais les pires, ceux que je ne peux comprendre et encore moins pardonner, sont tous ces "bêlants", crachant leur fiel à longueur d'année sur les politiciens qui sont évidemment à leurs yeux "tous pourris, tous complices, tous mêlés à des magouilles, tous à se partager le gâteau". Ils vomissent, ces abstentionnistes, ils brassent de l'air, ils vitupèrent, et les réseaux sociaux leurs offrent des cuvettes suffisamment vastes pour leurs ablutions biliaires.


Ceux-là devraient plutôt retrousser leurs manches et s'engager plutôt que de croire que leur abstention est un geste fort, un acte militant. Ceux-là devraient faire le pas, donner de soi et de son temps à la société et se porter candidats. Ils ont plein d'idées (paraît-il) pour changer ce monde.


Pour ces 2'500'000 autruches la tête enfouie dans leur certitude, il serait temps un jour de comprendre que leur simple vote changerait les choses.

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27/08/2015

Soixante sept secondes de cauchemar

Première image dans des teintes qui laissent à penser à une pluie de cendres nucléaires, puis un long plan sur le Jet d’Eau au son d’une musique «arabisante» (hommage subliminal à la clientèle des quais et des hôtels de luxe).

Un bras droit dressé, inquiétant, malgré la familière silhouette du Général Dufour, ouvre sur une scène avec un autre colonel - lieutenant celui-ci - Raymond Wicky dans les Bastions avec un enfant à qui il offre un cadeau.

La scène est entrecoupée d’inserts sur un drapeau suisse (hommage répété à Dufour). L'emblème national flotte fièrement et bat le rappel des électeurs patriotes (voire xénophobes ?).

Le paquet cadeau est maintenant ouvert, c’est un stylo Mont-Blanc (dame, on soigne le standing !). Le gamin n’aurait pas préféré que ces 300 balles soient dépensés dans une console de jeu, ou un nouveau smartphone, non, il sait vivre.

Un plan plus tard, un jeune homme de dos, c’est sa main apparemment qui tient le stylo. Il l’aurait donc reçu de l’ancien commandant des pompiers quand il était enfant ? Est-ce cela le secret de cette coiffure bien lisse et de cette nuque bien dégagée ? Je m’interroge encore sur la symbolique de ces nuques : 6 plans sur un clip qui en compte 26, soit près du quart.

Que veulent-ils nous faire comprendre avec ces dos tournés ? Et à qui les tournent-ils ?

Un profil de femme ouvre la troisième partie. Elle marche. Quelques «nuques» marchent également. Au ralenti.

Tout est au ralenti, est-ce le rythme qu’ils veulent insuffler ? Ils sont jeunes mais se déplacent au ralenti, comme terrassés par une implacable gravité, celle de leur veste de costume assurément. La seule représentante féminine a dû passer elle aussi une veste, sans doute pour atténuer la gaîté du motif de sa robe. Elle est rejointe par six hommes et ils marchent béats et subversifs au point de fouler la chaussée au grand mépris du tram et des trottoirs.

Je ne rêve pas de cette jeunesse.

 

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22:12 Publié dans Votations | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

18/05/2015

NECESSITE FAIT LOI ?

Coïncidences de l'actualité politique : d'un côté la rénovation du Musée d'Art et d'Histoire (certes nécessaire, mais pas au prix de toutes les compromissions), de l'autre un projet de loi pour transformer des locaux commerciaux en logements (là aussi nécessaire, mais pas au prix de sacrifier la dernière loi rempart de protection des locataires).

Des deux côtés, les partisans n'ont qu'un mot. Nécessité. Elle ferait loi, dit-on.

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Nécessité de rénover le musée. Incontestable. Comme est incontestable le fait que l'argent dudit « mécène » liera le musée pendant cent ans à sa fondation privée.

Nécessité de nouveaux logements. Incontestable. Comme est incontestable le fait qu'on peut déjà transformer des locaux en logements, et à bon prix.

Heureusement que l'on ne dit pas tout au peuple, car un peuple bien informé, ça voit plus loin que le bout de son nez. Alors on organise la rétention d'informations, on truque, on ne ment pas, non ! on « oublie » des détails, on jure ses grand dieux.

Mais le peuple s'informe. Comme dans la BD, un poignée d'irréductibles résiste encore et toujours, non pas à l'envahisseur, mais à la désinformation. Alors « on » va même jusqu'à faire des promesses.

Quel genre de promesses ?« Votez pour la rénovation et on modifiera la convention. »« Votez pour la loi et on fera des logements abordables. »

Alors qu'il est possible de modifier cette convention et de construire des logements abordables avant ce vote. Non ?

Sous ses allures de vieille fille protestante, Genève ne serait-elle qu'une frêle jeune fille naïve à qui l'on dirait « couche avec moi et je t'épouse après » ?

23:22 Publié dans Votations | Tags : musée d'art et d'histoire, locataires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |