18/08/2015

MOTS DÉMODÉS

Il a le regard franc dit-on. Celui des carnassiers, pas d’un pitbull, non. D’un loup. Le regard du loup, ce fameux loup qui en est un pour son prochain.

Le menton conquérant semble fait pour fendre les flots. Moins chaloupe (encore moins galère) que hors-bord. Il dépasse rarement le cadre, mais comme tout homme d’exception, quand il le fait, il le fait bien.

Il est jeune. Tiens, cela fait bientôt vingt ans que l’on dit qu’il est jeune, c’est dire.

Il a des valeurs :

  • La défense des minorités en est une. (A Genève, les nantis sont encore une minorité.)

  • Il prône la justice sociale. (Plus dans l’exercice du pouvoir judiciaire sans doute que dans le principe moral de droit et d’équité.)

  • Quant à la liberté humaine, il la met en avant pour favoriser l’entreprise individuelle.

Et il est ambitieux ; on lui prête une destinée fédérale, mais c’est connu on ne prête qu’aux riches. Nul ne sait s’il y pense en se rasant, néanmoins il lui faudra marquer des points, prendre une dimension extra-cantonale, et l’on sait bien que ce n’est pas en nous surveillant avec des caméras de protection, ni en nous protégeant avec des caméras de surveillance qu’il obtiendra assez de voix. Il faut aller chasser sur d’autres terres, trouver «sa» petite formule, son «nettoyage au karcher» à lui.

Fouler la dignité de quelques êtres humains, surtout si ce sont des «non-entrée-en-matière» qu’est-ce que cela fait. L’écart est plus grand entre requérant et délinquant qu’entre populaire et populiste, mais cela il le sait, au fond de lui. Il crie à l’imposture mais se drape dans la posture.

Mots démodés remis au (dé)goût du jour.



 

21:57 Publié dans Humeur | Tags : genève, pouvoir, imposture | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

07/01/2015

DU RIRE AUX (L)ARMES

CharlieHebdoSang.jpg

Mourir parce que l'on pointe la bêtise. Mourir parce que l'on dessine un prophète. Mourir parce que l'on plaisante sur la religion. Mourir parce que l'on ne tolère pas l'intolérable. Mourir parce que l'on fait rire.

On meurt de tant de choses.

Tuer c'est plus simple. Au bout d'un meurtre il n'y a jamais qu'une chose. La connerie.

Nous sommes secoués, horrifiés, sous le choc, mais il faudra retrouver la raison. Avons-nous le choix ! Nous devons résister. Ne pas céder à l'intolérance. A aucune intolérance.

Ne sombrons pas dans le repli. Restons collectifs. Les actes de quelques uns ne doivent pas se retourner contre tous. Les morts de collaborateurs d'un journal et celles de représentants des forces de l'ordre sont autant de coups portés à notre système démocratique, dans ce « 11 septembre de la Presse », bien sûr. C'est bien la volonté terroriste que de vouloir briser une cohésion, que d'atteindre à la liberté de penser ET d'exprimer.

C'est précisément dans ces moments où la barbarie vient gratter les plaies de notre société incohérente et intolérante qu'il faut serrer les rangs. Maintenant que la douleur est la plus aigüe qu'il va falloir recourir à la raison et non à la rage.

 

17:07 Publié dans Humeur | Tags : charlie hebdo, intolérance, rire, meurtre | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

07/12/2014

Mort au bash !

Le constant dénigrement de leur président par les Français commence gentiment à me lasser.
Tout comme le fait d'ailleurs l'acharnement de certains de mes amis sur réseaux sociaux, qui ne résident pas en France, ou n'ont pas de lien direct avec ce pays.
Président de la République est une fonction qui doit être respectée, quelles que soient ses propres opinions politiques.
N'oublions jamais que le Président de la République est le garant de la Constitution. Il a donc compétence pour interpréter celle-ci quand le Conseil Constitutionnel fait défaut. Il assure la continuité de l'Etat et le fonctionnement des pouvoirs publics, au besoin il arbitre. Enfin, il garantit la souveraineté de l'Etat, son intégrité, et son indépendance.

Pour toutes ces raisons, un Président de la République doit être respecté. Quel qu'il soit.
A fortiori quand les attaques adressées ne relèvent que du partisanisme, de l'esprit grégaire ou - dans nos régions - de la francophobie.

11:27 Publié dans Humeur | Tags : président de la république, etat, institution, france, pouvois publics | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |