19/10/2016

Le manche et la cognée

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A quelques semaines d'une votation qui semblait ne faire aucun doute quant à son issue, les derniers évènements (abattage nocturne, quasi clandestin, lors du week-end du Jeûne Genevois, et communiqué de presse annonçant un abattage supplémentaire imminent) font craindre à Rémy Pagani de subir une claque électorale. Il semblerait donc qu'il veuille faire feu de tout bois, ou plutôt de tout le bois !

Si je compte bien, en me référant au chiffre dans l'article d'Anna Vaucher (TdG du 19 octobre 2016), 34 arbres (à abattre) + 20 arbres (déjà abattus), nous arrivons au chiffre de 54 !

Or, 54 c'est exactement - hasard incroyable - le nombre d'arbres qu'il était prévu de transplanter (c'est-à-dire déplacés d'un lieu à un autre) dans le projet d'aménagement de la Plaine de Plainpalais ...

En évitant cette transplantation, on (Rémy Pagani) évite également la traçabilité, car il aurait été aisé pour les opposants de démontrer qu'après cette transplantation les arbres avaient crevé (il faut deux ans pour réussir, sous certaines conditions, une transplantation d'arbre).

En résumé, la population genevoise serait en droit de soupçonner une manoeuvre cavalière (et meurtrière envers une cinquantaine d'arbres) de la part du magistrat pour faire passer au forceps son projet en mettant le corps électoral devant le fait accompli.

Pour ma part, j'en suis à me demander s'il ne faut pas réclamer de la Cour des Comptes qu'elle se penche une énième fois sur ce dossier qui me semble de plus en plus renfermer des conflits d'intérêts scabreux.

11:24 Publié dans Genève, Plainpalais, Votations | Tags : plaine de plainpalais, rémy pagani, votations, abattage, arbres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

06/09/2016

Pierre Ponce ou Pilate Maudet

Quand Pierre Maudet déclare dans la Tribune de Genève avoir "été interpellé directement par Lisa Mazzone" (on appréciera le choix du verbe) et lui avoir "confirmé que dans ce cas ordinaire (...) aucuns moyens démesurés, ni contraintes, ne seraient employés à l'encontre (de la famille Musa)  mais qu’il ne pouvait ni s’inscrire en dehors du cadre légal, ni s’immiscer dans l’opérationnel», cela appelle deux commentaires, outre le scandaleux cynisme de la déclaration du Conseiller d'Etat. 
 
La première réflexion porte sur le cadre légal que Pierre Maudet invoque pour s'affranchir de cette arrestation sournoise, digne d'un guet-apens de série Z. Rien dans la politique que prônent Pierre Maudet et ses amis PLR ne vient se dresser contre cette loi, aucune tentative de la changer ou simplement de l'assouplir. Si la loi n'est pas humaine, il faut changer la loi, pas l'humanité. Le "c'est pas moi c'est la loi" de Maudet n'exprime que sa lâcheté complice, dans la ville patrie de Dunant, qui vit en d'autres décennies un Conseiller d'Etat accompagner par la main un enfant à l'école dont les parents étaient menacés d'expulsion. 
 
Hormis cette forfaiture, et tout aussi préoccupante, l'apparente impuissance du Conseiller d'Etat nous avouant sans sourciller ne pouvoir "s'immiscer dans l'opérationnel", alors qu'il est à la tête du Département de la Sécurité.
Mais à quoi donc est-il payé si ce n'est pour précisément "s'immiscer", pour donner des directives, éventuellement en annuler certaines ? Plus prompt à demander la démission d'un chef de service, afin de couvrir ses propres errements, qu'à venir en aide à des frères et sœurs fuyant la guerre, qu'un malheureux point de règlement européen sépare.
 
Cette administration-là, quand elle est bornée est inhumaine. Et cette grenouille cantonale qui veut un jour se faire aussi grosse que le bœuf fédéral n'a finalement que les habits tristes d'un employé de préfecture qui, autrefois, envoyait des enfants dans des trains de sinistre mémoire. 

 

14:09 Publié dans Genève, Sécurité, Social | Tags : pierre maudet, expulsion, musa, loi, sécurité, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

16/06/2016

Réchauffons les lits froids !

"Réchauffons les lits froids !" c'est le nom d'une motion déposée au conseil municipal de la ville de Genève le 21 mars 2012, notamment par Pierre Gauthier et le regretté Pierre Rumo. Cette motion demandait purement et simplement au Conseil Administratif de Genève de dresser un inventaire des lits froids et d'en limiter la pratique.

Qu'est-ce qu'un "lit froid" ? Au sens de la Lex Weber, c'est une résidence secondaire, mais c'est surtout un appartement qui reste inoccupé pendant des mois et des mois. A Genève, on peut être en droit de se demander combien il s'en trouve.

Voilà pourquoi je soutenais cette motion la semaine dernière au Conseil municipal, lors d'une intervention dont je vous livre ci-dessous les grandes lignes.

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22:29 Publié dans Conseil Municipal, Genève, Logement | Tags : appartements vides, lits froids, logement | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |