25/04/2018

Voix blanche

J'ai bien peur d'être très emprunté pour élire le Conseil d'Etat. Je déteste ne pas voter alors j'irai, mais qui choisir ? Ou qui ne pas choisir ?


J'élimine d'office Paul Aymon, trop pittoresque et piètre défenseur des valeurs républicaines, ainsi que Willy Cretegny (favorable à l'arrachage des arbres sur la plaine de Plainpalais), tout autant que Yves Nidegger (qui véhicule des discours d'exclusion intolérables à l'encontre des populations les plus fragilisées).


Il n'est pas question non plus que je donne ma voix à Nathalie Fontanet (malgré son courage, notamment sur le dossier de l'Ecole qu'il faut renforcer, ou - il faut le rappeler - quand elle fut la seule à s'interposer entre Stauffer et Pierre Weiss dans la lamentable affaire du verre d'eau), pas plus qu'à Luc Barthassat (très sympathique, certes, mais soumis à ceux qui privilégient le transport motorisé individuel) ou à Mauro Poggia (qui semble ignorer les problèmes des chômeurs ou ceux des EMS).


Je n'ai aucun avis sur Serge dal Busco, donc aucune raison de lui donner ma voix.


Anne Emery-Torracinta, Thierry Apothéloz, représentants du PS ou Antonio Hodgers, celui des Verts ? Pourquoi devrais-je ? L'une s'est enfermée dans le déni lorsque nous avons signalé, mon camarade du PRG Pierre Gauthier et moi, des cas de fillettes voilées dans des établissements scolaires de primaire (ce qui est une maltraitance faite aux enfants), et l'autre se souvient un peu tard de la possibilité de construire des coopératives. Ces formations dites de gauche sont de plus en plus éloignées des préoccupations de la population genevoise. Elles ont tourné le dos aux familles dans la précarité.

Elles n'auront plus ma voix dans une élection. Je ne veux pas être complice.


Quant à la dernière candidate, elle n'aura pas non plus mon suffrage. L'hypocrite jeu de sa formation qui fait alliance avec le PS et les Verts à chaque scrutin, pour s'en détacher après élection n'est que de la politique politicienne.

Ma voix ne servira plus à offrir une place à des personnes qui ne font pas une politique véritablement et radicalement sociale.


Je voterai pourtant. Car je défends ce droit.

Je voterai blanc. Car aucun candidat ne réunit les garanties républicaines, laïques et sociales qui sont mes valeurs.

Conseil d'Etat, Genève, vote, élection

 

08:00 Publié dans Droite, Elections, Gauche, Genève | Tags : conseil d'etat, genève, vote, élection | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | |

Commentaires

Stéphane, je suis ton analyse et la partage sur l’essent.
Sauf que voter « blanc » ne sert à rien à Genève, car cette expression n’est pas prise en compte....
Autant s’abstenir....non ?
N’est-pas tout simplement ce que font la majorité par dépit ?

Écrit par : Volodia Suchet | 25/04/2018

Votez dur, votez mou mais votez dans le trou. Votez selon votre conscience.

Écrit par : JJ | 25/04/2018

S'abstenir de voter c'est s'interdire de pouvoir, par la suite, exprimer son opinion sur le résultat d'une élection. En votant blanc, j'exprime mon opinion face au choix proposé et je continuerai - avec légitimité - de l'exprimer sur les 5 ans de législature.
Le vote - quel qu'il soit - est l'expression d'une opinion.
L'abstention est le renoncement à l'expression d'une opinion.
C'est du moins ainsi que je conçois les choses.

Écrit par : Stéphane Guex-Pierre | 25/04/2018

Tout est dit... slts.

Écrit par : tao | 25/04/2018

@ Volodia Suchet
Le vote blanc permet de manifester sa désapprobation par rapport à la question ou aux candidats proposés.
L'abstention n'est que mépris vis à vis d'une démocratie que nous avons la chance d'avoir.
Les abstentionnistes ne sont que des "ben oui oui" incapables d'exprimer une opinion. Ils sont juste bons pour le comptoir du bistrot du coin et encore...

Écrit par : Boccard | 25/04/2018

1. Comptes des partis, élections et votations comprises, publics.

2. Participation obligatoire aux votes et élections.

3. Prise en compte des suffrages nuls et des abstentions. Pas de quorum.

Moins de 50% de suffrages autres que nuls et abstentions, on recommence tout.

On essaye pendant 5, 8 ou 10 ans, on observe et ensuite on choisit. L'ancien, le nouveau ou un meilleur système.

Écrit par : Otto Matthik | 26/04/2018

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