05/04/2018

Votez pour moi !

Votez pour moi !
 
Je n'ai pas répondu au trois quarts des questionnaires orientés envoyés aux candidats.
Je ne me suis pas davantage exposé sur Facebook.
Je n'ai pas découvert les problèmes des Genevois ces derniers mois.
Je ne me suis pas récemment découvert une âme féministe.
Je n'ai pas distribué le moindre croissant (ou raclette, ou verre de blanc, ou mandarine, ou que sais-je), telle une aumône, à d'éventuels électeurs dont j'aurais ainsi espéré acquérir le vote.
Je n'ai pas sorti - tel un lapin d'un chapeau - une initiative de derrière les fagots, alors que j'aurais pu le faire depuis longtemps.
Je n'ai fait aucune photo avec un chien.
Je n'ai distribué aucun ballon à aucun enfant.
Je n'ai fait aucune promesse que je ne pourrais tenir.
Je n'ai pas changé de parti pour avoir une chance d'être élu.
Je n'ai assisté à aucun match de hockey.
Je n'ai pas plus fréquenté les évènements artistiques que d'habitude.
Je n'ai caressé quiconque dans le sens du poil.
 
Je n'ai pas changé. Votez pour moi.
 

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01:00 Publié dans Elections, Genève, Grand Conseil | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

Commentaires

Joliment dit!
J'aime bien l'esprit.
Bonne chance.

Écrit par : hommelibre | 05/04/2018

Dans une interview avant les élections francaises, Macron disait qu`un politicien doit "venir de quelque part et avoir quelque part ou retourner" a la fin de son mandat. Beaucoup trop de politiciens ne savent rien faire d`autre que jouer au politicien et sont prets a tout pour n`avoir jamais a ramer sur le marché de l`emploi comme les simples mortels. Quitte pour cela a former un nouveau parti quand l`ancien est grillé... De fait, le "métier" de politicien est probablement le moins réglementé au niveau des compétences personnelles et n`importe qui peut prétendre vivre de la politique s`il (ou elle, mais c`est plus rare) parvient a embobiner quelques électeurs.

Écrit par : JJ | 05/04/2018

D'accord avec vous, à quelques détails près: en Suisse, la politique est affaire de milice, donc à part quelques rares personnes qui arrivent à être employées par leur parti, la plupart exerce une profession et siège en dehors de ses heures de travail. Les jetons de présence sont loin de constituer une rente permettant de vivre, encore moins confortablement quand on sait qu'une partie est reversée à sa formation politique.

Écrit par : S. Guex-Pierre | 05/04/2018

Vous avez raison, Stéphane. La Suisse est une heureuse exception de ce point de vue aussi. En fait, je n`y pensais plus et vous avez raison de me le rappeler.

Écrit par : JJ | 05/04/2018

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