18/08/2017

... et sans reproche !

(à tous ces "amis-qui-nous-veulent-du-bien")

le jocrisse de la pensée
le tartuffe de la morale 
le cul-bénit corporatiste 
le sert-la-soupe-cléricale
le petit-bourgeois décalé
le lapideur au clavier
le lanceur de fatwa du net
l’imposteur postillonnant
et leur petit refrain :
t’aurais dû, 
c’est pas bien,
tu as beaucoup déçu
la balance sans mesure le mouton de la purge le bigot du dimanche le fat qui donne le la le bourreau écoeure la petite niaise de province la bébête qui honte l’en-rumeur contagieux et leur petit refrain : t’aurais dû, c’est pas bien, tu as beaucoup déçu
l’indic à tort le benêt d'âme le mâle alpha bêta le fanfaron municipal la cruche "allo" le dadais ronron la gourde sans fond l’oie qui marche à son pas et leur petit refrain : t’aurais dû, c’est pas bien, tu as beaucoup déçu
le simplet blanc comme neige la vierge effarouchée qui "like-a-virgin" le sot si sot du pays le cabotin mondain le cagot au long cours le censeur pour l’échafaud le fourbe de croissance le grand chic pharisien
et le petit refrain:
t’aurais dû, 
c’est pas bien,
tu as beaucoup déçu

t’aurais dû,
c’est pas bien, tu nous as bien déçu
(Stéphane Guex-Pierre, le 18 août 2017)

23:16 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Commentaires

Sréphane!
Non! ne te retourne pas! Ne les regarde pas!
Regarde devant toi. Avance! Le bonheur est devant. Le bonheur c'est l'unicité de soi, c'est de pouvoir agir et penser en toute indépendance, de retrouver sa consistance et sa substance.

Laisse la meute beugler, aboyer, jacasser... Elle finira, dans ton dos, par s'éteindre dans le silence et la solitude en son propre sein.
Mais toi, Stéphane, tu ne crains pas la solitude car tu l'as toujours connue. Elle est factuelle, universelle et incontournable. Tu le sais. Tu as soulagé celle d'autrui et tu as été généreux de ta personne sans attendre de retour. Malgré tous les aléas de tiers que tu as pu porter ou subir, tu demeures debout sur tes deux jambes, toujours digne et fier sans jamais avoir durci ton cœur. C'est ta force et c'est justement cela que la meute n'aime pas. N'aie crainte! Ils disparaîtront avant toi sans jamais avoir pu parlé. Ils n'avaient fait que répéter ce qu'on leur avait demandé de dire et exécuter ce qu'on leur a demandé de faire.

Ce que "Tu aurais dû faire" tu l'as déjà fait.
C'est cela qui t'a donné de l'expérience et du discernement. C'est précisément cela qui t'a apporté le goût d'aller à la source de tout malaise pour le résoudre.
Il n'y a rien à regretter. Il y a juste à se protéger de la bigoterie moderne des nouveaux clercs qui se prennent pour des cathédrales... Des cathédrales politiques ou culturelles...( Oui! les reproches sont toujours cultuels ils en attendent la soumission).

Écrit par : Beatrix | 20/08/2017

Les commentaires sont fermés.