19/12/2014

Non assistance à Genève en danger

Bien huilée la mécanique de la droite au Grand-Conseil.

On sabre, on coupe. Idéalement dans les aides sociales, la formation, les subventions aux associations culturelles, etc...
En gros à tout ce qui peut aider à élever, à souder une population, à resserrer des liens entre les gens, à permettre à certains de se relever. A assister.
Mais assister ne signifie pas jeter la becquée, balancer une aumône. Assister c'est aider. Aider le prochain à se tenir droit, digne, l'aider à se tenir debout, à marcher, l'aider à aller plus loin.
Assister c'est guider. C'est donner un élan. Sans donner des leçons, sans être moralisateur.
On avait coutume auparavant de dire "le plaisir de donner est supérieur à celui de recevoir".
Aujourd'hui, la morgue PLR remplace "le plaisir de donner" par "la jouissance de prendre".
Prendre à ceux qui sont déjà à terre, ou qui le seront.
Pour mieux, demain, les pointer du doigt en les qualifiant de "parasites", d' "inutiles sociaux", de "profiteurs du système", pour s'offusquer de la misère de ceux qui, à genou dans la rue, tendent la main, ou pour crier au scandale de ceux qui, debout sur la rue, lèvent le poing.
Il restera toujours de l'argent pour développer la protection (de qui?) par caméras, renforcer les contingents des forces de l'ordre et construire des prisons.

Triste Genève.

17:14 Publié dans Finances, Grand Conseil, Social | Tags : associations culturelles, formation | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

17/12/2014

"A tous ceux qui raillent mon nom de jeune fille..."

Lundi 15 décembre, quelques minutes avant que les élus du Municipal ne votent le budget de la Ville de Genève, les différents représentants des formations prenaient parole pour exprimer leur intention de vote.

CM.jpgLa dernière à s'exprimer, Mme Fabienne Aubry-Conne, le fit en quelques mots dont voici les derniers : «J'ai essayé de voter au plus près de ma conscience et au plus près de mon éthique, et vous transmettrez, Monsieur le Président, à tous ceux qui raillent mon nom de jeune fille, que c'est Conne et j'en suis fière».

Déclaration suivie d'applaudissements provenant des bancs de la gauche.

Curieusement, personne dans la presse ou sur les réseaux sociaux ne semble avoir remarqué cette discrète intervention pourtant si lourde de sous-entendus. Pas la moindre interrogation sur le sens de ces paroles. Comme une omerta.

Un peu d'histoire : Mme Aubry-Conne a été élue en tant que PLR, elle même libérale à l'époque, mais a quitté ce parti en cours de législature. Elle siège depuis en tant qu'indépendante, ce qui ne lui donne pas droit à la moindre participation à une commission ou à la rédaction d'un rapport. Cependant ses droits et devoirs demeurent les mêmes que pour tout autre membre d'un parti. Depuis sa séparation d'avec le PLR, il semble que les relations soient devenues extrêmement difficiles avec ses anciens collègues de parti.

Ce qui est arrivé lundi soir, et que tout le monde tait malgré ce qui a filtré au travers des micros de Léman Bleu diffusant en direct la séance, c'est qu'à chaque vote, Mme Fabienne Aubry-Conne a été chahutée, houspillée par certains élus, dont les voix provenaient des bancs PLR. Des voix masculines, goguenardes, grossières. Des attaques, que le règlement du Conseil Municipal appelle «violation d'ordre» car elles étaient des paroles «portant atteinte à l'honneur ou à la considération» (Art. 40, 2c).

Bien sûr, ces élus, ces représentants honteux de notre population, nous diront qu'ils n'ont rien fait, insistant sur une subtilité entre sémantique et syntaxe, précisant qu'ils ne se sont bornés qu'à interpeller cette députée esseulée par son nom.

En insistant lourdement, très lourdement, sur son nom de jeune fille : Conne.

Bassesse de pauvres types, lâcheté d'arrogants élus. Démonstration de soudards.

 Je sais ne pas être le seul à être révolté par la tournure infamante que prennent nos débats politiques parlementaires, et j'espère que nos représentants se montreront dignes à l'avenir des voix que nous leur avons confiées. Toutes tendances politiques confondues.

 Je témoigne ici, mon soutien à Mme Fabienne Aubry-Conne.

07/12/2014

Mort au bash !

Le constant dénigrement de leur président par les Français commence gentiment à me lasser.
Tout comme le fait d'ailleurs l'acharnement de certains de mes amis sur réseaux sociaux, qui ne résident pas en France, ou n'ont pas de lien direct avec ce pays.
Président de la République est une fonction qui doit être respectée, quelles que soient ses propres opinions politiques.
N'oublions jamais que le Président de la République est le garant de la Constitution. Il a donc compétence pour interpréter celle-ci quand le Conseil Constitutionnel fait défaut. Il assure la continuité de l'Etat et le fonctionnement des pouvoirs publics, au besoin il arbitre. Enfin, il garantit la souveraineté de l'Etat, son intégrité, et son indépendance.

Pour toutes ces raisons, un Président de la République doit être respecté. Quel qu'il soit.
A fortiori quand les attaques adressées ne relèvent que du partisanisme, de l'esprit grégaire ou - dans nos régions - de la francophobie.

11:27 Publié dans Humeur | Tags : président de la république, etat, institution, france, pouvois publics | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |